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Dimanche 11 mai 2008

La jicama est un tubercule comestible originaire d’Amérique Centrale, son nom vient du nahuatl xïcama.


 


Sa chair ferme, amidonnée comme celle d’une pomme de terre, sa grande proportion d’eau (jusqu'à 90%) et son goût légèrement sucré font que ce tubercule est assez courant. Il se sert notamment en salades de fruits, avec un trait de jus de citron vert et saupoudré de piment moulu.

 


Dans la rue et les gares routières, de nombreux petits « puestos » proposent des cocktails de fruits découpés en petits cubes, posés sur de gros blocs de glace pour les garder au
frais : ananas (pi
ña), concombre (pepino), jicama, pastèque (sandía), orange (naranja), coco…

par Romain publié dans : Société et vie quotidienne
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Lundi 31 mars 2008

Apres le zoo, nous sommes allés nous promener dans le centre de Morelia, l’une des plus belles villes coloniales du Mexique.


Et comme dans toutes les villes coloniales, la place centrale est un jardin où l’on vient se promener en famille et où l’on trouve des vendeurs de ballons, de bonbons et de glaces, des cireurs de chaussures, des musiciens et des danseurs. Au centre du jardin se trouve un kiosque à musique. La cathédrale occupe l’un de ses côtés et de riches bâtiments à arcades occupent les trois autres.

Nous avons d’ailleurs pu assister à une représentation de la traditionnelle «Danse des petits vieux » (Danza de los viejitos). Typique de Morelia, cette danse tient son origine des purepechas qui occupaient cette région lacustre (voir article précédent sur Patzcuaro et l’île de Janitzio) et rendaient ainsi hommage à  Huehuetéotl, dieu âgé du feu et de l’année. Divinité solaire liée au calendrier, ce dieu vivait au centre de l’univers et portait sur ses épaules un grand brasero. Il était toujours représenté par un vieillard ridé, édenté et courbé, mais dont l’âge était un gage de sagesse et expérience.

Par conséquent, quel que soit leur âge, les danseurs revêtent un masque rose de vieillard au sourire édenté. Leur costume traditionnel des paysans de la région, avec un pantalon large et un grand chapeau décoré de bandes de tissus de toutes les couleurs, est complété par une canne et une paire de huaraches, sandales de bois qu’il faut faire claquer suivant le rythme de la musique.

Ce qui est amusant, c’est de voir ces petits vieux commencer leur danse lentement, courbés, comme perclus de rhumatismes, puis être pris peu à peu par une frénésie qui les fait marteler le sol très rapidement et violemment.

 

Les musiciens qui accompagnent les danseurs ont des instruments à cordes : guitare, violon, contrebasse. Les danseurs sont au nombre de 4, comme les 4 saisons, les 4 membres de l’être humain, les 4 points cardinaux, les 4 éléments (air, terre, eau, feu) ou encore les 4 couleurs du maïs (jaune, rouge, bleu et blanc). 

Avant de prendre le chemin du retour vers Guanajuato, nous sommes passés par un marché couvert où de nombreuses échoppes de friandises proposaient les spécialités de Michoacán: essentiellement pâtes de fruits (goyave, coing…), boules de noix de coco râpée et caramélisée, confiture de lait (cajeta) et de fruits…

par Romain publié dans : Tourisme et culture
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Lundi 31 mars 2008

Pour le week-end de Pâques, nous sommes allés visiter la ville de Morelia, capitale de l’état de Michoacán, au sud de l’état de Guanajuato. Située à 1940m d’altitude, Morelia est située dans une vallée fertile irriguée par les eaux des Rios Guayangareo et Grande.

Notre visite a débuté par le Parc Zoologique Benito Juárez, qui s’étend au sud de la ville sur 23,5 hectares et accueille 1,2 millions de visiteurs par an. Pour un week-end de Pâques très ensoleillé, il y avait pas mal de monde, mais l’affluence s’explique aussi par l’intérêt de ce zoo: grande diversité d’animaux, attractions familiales, allées ombragées… Nous avons commencé par le bâtiment des reptiles (pythons, serpents à sonnette, vipères…), puis nous sommes allés voir différents oiseaux et grands mammifères (gnous, lions, pumas, ours, zèbres, hyènes, antilopes, tigres, loups…). Ensuite un petit train sur rails nous a permis de faire deux fois le tour du lac de 3,5 hectares et 3m de profondeur où, après le déjeuner, nous avons loué une lancha pour améliorer notre maniement des rames.

Regardez cette tortue qui se gave de fruits frais !! :)

 


Une des attractions bien sympa est la Cabane Enchantée. La légende raconte qu’il y a très longtemps, cette cabane en bois fut construite par un chasseur cruel, qui tuait pour le plaisir tout animal qu’il croisait. Le châtiment qu’il reçut fut une pluie d’aérolithes et depuis ce jour il se passe des choses bizarres dans sa cabane, où la gravité fait des siennes. En fait, l’intérieur de la cabane est incliné a 45° et le guide montre comment l’eau monte toute seule vers le toit, ou comment il est impossible de se lever d’une chaise collée au mur (j’étais volontaire pour ce test !).


 


Ensuite, nous avons été voir des singes, des tortues, un ours polaire, des girafes, des éléphants et des autruches. Après la traditionnelle barbe-à-papa (algodón de azúcar, c'est-à-dire « coton de sucre » en espagnol), Nous avons dégusté un raspado (glace pilée arrosée de sirop de fraise, de vanille, de citron, de groseille…) puis nous sommes entrés dans la partie qui reconstitue une forêt tropicale mexicaine, avec un jaguar, des pécaris et des oiseaux très colorés tels que les pericos et les guacamayas (perroquet ara).


 


L’aspect pédagogique est bien développé dans le zoo. Un exemple est la Maison écologique qui présente différentes façons de réduire sa consommation d’eau et d’énergie: système domestique de purification et récupération des eaux résiduelles, panneaux solaires, isolation des murs et du toit…

 


par Romain publié dans : Tourisme et culture
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Lundi 31 mars 2008

En pleine ville, à quelques minutes du centre de Monterrey, se trouve une petite colline appelée « Cerro del Obispado », qui doit son nom à la résidence construite pour un évêque au 18e siècle (obispo = évêque).


Pendant la guerre entre le Mexique et les Etats-Unis, cette colline fut un point stratégique de la bataille de Monterrey, qui eut lieu durant le mois de septembre 1846. En effet, elle défendait la route de Saltillo au sud-ouest et 260 soldats, avec 3 canons, étaient affectés à sa défense. Mais le 22 septembre, ils durent la laisser aux mains des soldats américains, plus nombreux.

Témoin de l’architecture coloniale, l’édifice abrite dorénavant un musée d’histoire locale. Derrière lui se trouve un immense drapeau mexicain: son mât atteint 100 m de haut et la toile mesure 50 m de long et 29 m de large, pour une masse de 230 kg !

Les habitants viennent s’y promener pour profiter du panorama sur toute la ville et la Sierra Madre Orientale. Face à l’esplanade du musée, se trouve le Cerro de la Silla, emblème de la ville.

 

 
par Romain publié dans : Tourisme et culture
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Lundi 31 mars 2008

A environ 40km au sud-est de Monterrey se trouve la cascade « Cola de Caballo » (Queue de cheval). Haute de 25 mètres, elle se forme avec les eaux qui descendent de la Sierra Madre Orientale. Le lieu, qui fait partie du parc national Cumbres de Monterrey, est très touristique et propice aux sports tels que l’escalade, la randonnée ou le VTT, ainsi qu’à l’observation de la faune et de la flore qui profitent d’une eau en abondance.


C’est un lieu de promenade apprécié des habitants de Monterrey, puisque depuis l’aire de stationnement, il faut suivre un petit chemin encaissé au bord du cours d’eau provenant de la cascade. Pour compléter l’offre touristique, on peut y trouver des restaurants, des boutiques d’artisanat et de souvenirs et des espaces verts. Les plus courageux iront du côté du site de saut à l’élastique !

par Romain publié dans : Tourisme et culture
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Dimanche 30 mars 2008

Une boisson très commune au Mexique est l’infusion de fleurs d’hibiscus, appelée « agua de jamaica ». L’hibiscus (flor de jamaica) fait partie de la famille des malvacées et peut atteindre 5 mètres de haut. La principale espèce utilisée pour les infusions est Hibiscus sabdariffa.

 


Cette plante provient d’Afrique tropicale, mais est actuellement cultivée également en Amérique centrale et du sud, ainsi qu’en Asie du sud-est. Au Mexique, son introduction date de la période coloniale et les premiers états producteurs se trouvent au sud du pays: Guerrero, Oaxaca, Campeche, Colima

Les fleurs sont utilisées pour leur apport en vitamines (C, B1 et B2), calcium, fer, phosphore et antioxydants. L’ « eau de Jamaïque » est reconnue pour ses qualités diurétiques. De plus elle soulage l’hypertension, aide l’appareil digestif et le fonctionnement des reins. Comme si ce n’était pas suffisant, elle est aussi recommandée pour réduire le taux de cholestérol et le risque d’accident cardiovasculaire ou favoriser une perte de poids. Que demander de plus ?

 


Pour la préparation de cette boisson, il suffit de respecter la proportion suivante: une tasse de fleurs séchées pour deux tasses d’eau. On fait bouillir pendant 8 minutes jusqu'à ce que l’eau prenne une couleur rouge foncé. Ensuite on filtre et pour réduire l’acidité naturelle, on ajoute du sucre suivant son goût. Servie avec des glaçons, c’est une boisson très rafraichissante.

 

 

Comme autres utilisations, on trouve des gelées, des confitures ou des crèmes.

par Romain publié dans : Société et vie quotidienne
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Lundi 3 mars 2008

Le rallye du Mexique, 3ème étape du championnat du monde WRC, a emprunté les chemins de terre de la sierra  entre Silao et Léon, dans l’état de Guanajuato. C’est avec Abraham, collègue de travail, et plusieurs membres de sa famille que j’ai pu voir passer les bolides WRC ce samedi 1er mars sur le tronçon « Duarte ».

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Les organisateurs ferment les routes d’accès aux zones de course vers 5h du matin, donc pour profiter à plein de cette journée et trouver un bon poste d’observation, il nous a fallu partir la veille au soir, vers minuit, pour rejoindre l’aire d’arrivée de l’étape. Cela nous a demandé une heure de route dans les petits chemins poussiéreux, à une moyenne de 30km/h ! Dans notre petit convoi, les phares étaient doublement nécessaires à cause de la nuit noire et de la poussière soulevée par les véhicules précédents. En fait, c’était juste une petite annonce de ce que les pilotes allaient nous envoyer quelques heures plus tard !

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Finalement, nous sommes arrivés à l’aire réservée aux visiteurs voulant y installer leur camp de base, où une trentaine de véhicules étaient déjà présents. Après une courte nuit dans la voiture, sous un ciel étoilé, le réveil à l’aube nous permit de découvrir le très joli site de la Nouvelle Vallée de Moreno.

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Un petit-déjeuner, quelques jeux de ballon pour bien se réveiller, et nous sommes partis trouver un coin adéquat. Avant le passage des concurrents, différentes voitures de l’organisation passent pour valider les conditions de sécurité et demander à certains spectateurs imprudents de ne pas se placer trop près du chemin. Les forces de l'ordre étaient aussi présentes pour profiter du spectacle et faire respecter les consignes de sécurité.

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A partir de 9h, les stars du championnat WRC (Loeb, Latvala, les frères Solberg, Hirvonen, Sordo, Atkinson, Wilson…) sont passées en trombe, toutes les deux minutes, puis ce furent les concurrents des catégories inférieures (notamment la catégorie S1600). Nous étions placés en sortie d’un virage en angle droit, juste après une descente, ce qui nous laissait assez de temps de voir arriver les voitures et de mesurer leur pilotage et leur sens de la trajectoire au moment de prendre le virage et de ré-accélérer.

La vidéo de Sébastien Loeb, lors du premier passage:

 
Le finlandais Latvala est passé le premier au volant de sa Ford Focus, mais cela fut une des raisons de sa perte de temps sur Loeb: il ouvrait littéralement la voie et dégageait de nombreux cailloux. Ses adversaires allaient profiter d’un chemin plus propre et donc d’une meilleure adhérence des pneus. Observer les trajectoires, mesurer la puissance des moteurs à leur bruit et au nuage de poussière dégagé, tout cela remplit notre matinée. 

Henning Solberg et Mikko Hirvonen lors de leur premier passage:

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Ci-dessous, les voitures d'Atkinson et de Sordo, qui a été le plus rapide lors du deuxième passage: 

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A chaque passage d’un concurrent les commentaires des spécialistes allaient bon train. Par exemple nous avons tout de suite compris que le drôle de bruit que faisait la voiture de Petter Solberg ne présageait rien de bon. Et quand nous sommes revenus à notre camp de base pour manger, une dépanneuse est arrivée alors que nous étions affairés autour du barbecue: elle transportait la Subaru Imprenza du norvégien, qui avait du abandonner en raison d’une suspension cassée.

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En début d’après-midi, les pilotes ont effectué une seconde fois cette étape, que nous avons suivie depuis un endroit différent de celui du matin: notre choix s’est porté sur un virage en épingle à environ 200m de l’arrivée. 

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A l'image de Mikko Hirvonen, sur la photo précédente, nous pouvions apercevoir les concurrents au loin, grâce au nuage de poussière et au rugissement des moteurs. Les concurrents encore en course se sont succédé et nous avons ainsi pu observer les bonnes performances du pilote mexicain Trivino, au volant de sa Peugeot, et du français Sébastien Ogier. Ce dernier, sur sa Citroën C2, a gagné la catégorie S1600 mais a fini à la 9eme place du classement final !

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Peu avant 16h, le dernier concurrent est passé et nous avons repris le chemin de terre emprunté la veille pour redescendre vers Léon. Première chose à faire en rentrant chez soi: une douche pour enlever la poussiere !
par Romain publié dans : Divers
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Mardi 26 février 2008
Le site archéologique de Teotihuacan est celui qui attire le plus de visiteurs au Mexique. Situé à 40 km au nord-est de México, il se trouve dans la région de l’altiplano central mésoaméricain. Par conséquent, même en ces derniers jours du mois de janvier, le soleil est très présent. On ne peut entrer dans aucun monument et la végétation est assez rare pendant la saison sèche, donc il est vivement conseillé de prévoir une protection contre les coups de soleil !
 
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Malgré les programmes de fouilles qui se suivent sans discontinuer, on ne sait toujours pas quelle civilisation a édifié cette cité. Même si certains pensent que son origine remonte à au moins 500 ans avant notre ère, différentes traces indiquent que son apogée eut lieu au 7eme siècle, date a laquelle sa population aurait pu atteindre entre 120 000 et 250 000 habitants. Après une période de décadence, les raisons de son abandon vers l’an 800 restent elles aussi mystérieuses: guerre, invasion, révolte sociale due à de mauvaises récoltes, crise due à une mauvaise administration des élites ?

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En fait, la partie vraiment connue de l’histoire de Teotihuacan commence seulement avec sa redécouverte par les mexicas, originaires de Tenochtitlan. Ce n’est qu’au 14eme siècle que les mexicas, remontant depuis les bords du lac de Texcoco, redécouvrent cet important site religieux. Sa superficie de plus de 20 km² et les dimensions gigantesques de ses pyramides les amenèrent alors à l’intégrer à leur croyance et à lui donner le nom de Teotihuacan, « la Cité des dieux » en nahuatl. D’ailleurs, des fouilles des restes du Temple Majeur, au cœur de México-Tenochtitlan, ont permis de retrouver des objets typiques de Teotihuacan.
 

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Les principaux monuments du site se trouvent de part et d’autre de l’allée des morts, longue de 2 km. A son extrémité nord se dresse la pyramide de la lune et à l’est celle du soleil, la plus haute. Depuis le sommet de ses pyramides construites à partir du 1er siècle av. JC il est agréable de contempler les montagnes de la vallée de México. La pyramide su soleil, avec sa base de 215 mètres de coté, devait mesurer plus de 75 mètres de haut, alors qu’elle n’en compte plus que 64 aujourd’hui.
 
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Contrairement aux sites mayas, il ne reste presque plus de peintures ou sculptures a Teotihuacan. Certains édifices, notamment l’ensemble appelé « la Citadelle » au sud de l’allée des morts, possèdent cependant des représentations des divinités de l’eau, du soleil, de la lune ou du serpent à plumes.
 
Teotihuacan fut principalement un centre religieux et commercial. Ses artisans étaient réputés pour leur travail de l’obsidienne et de la céramique. L’obsidienne, d’origine volcanqiue, provient de gisements locaux et sa vitrification peut lui donner de très jolis reflets dorés. Elle servait à fabriquer des armes (pointes de flèches, couteaux, lames…) ou des éléments décoratifs ou rituels (statuettes, bijoux…).
 
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Cet artisanat a perduré jusqu'à aujourd’hui, de nombreux vendeurs ambulants sillonnent le site pour proposer aux touristes des cartes postales, des statuettes, des bijoux, des nappes ou des vêtements. Au pied de la pyramide de la lune, l’un d’eux nous a fait une démonstration de l’utilisation de pigments naturels: le rouge de la cochenille et le jaune d’une espèce de chardon. Evidemment, il est fortement conseillé de négocier, cela fait toujours partie du jeu. Dans la boutique de souvenirs visitée avant d’entrer sur le site, une statuette en obsidienne que Papa avait remarquée était proposée à 450 pesos (environ 28 euros). Devant l’impossibilité de négocier, nous ne l’avons pas achetée et quelques minutes plus tard, les vendeurs ambulants la proposaient d’entrée à 150 pesos et au bout d’une âpre négociation, nous sommes tombés d’accord sur un prix de 100 pesos ! Comme nous lui rapportions les prix élevés de la boutique visitée auparavant, il nous répondit en souriant « ah oui, la boutique du yankee »...:)
par Romain publié dans : Tourisme et culture
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Lundi 25 février 2008

Après la visite des jardins et canaux de Xochimilco, direction le Zócalo de México. L’immense place centrale, cœur de l’histoire et du pouvoir dans la ville, a été construite sur l’emplacement de l’ancien Temple Majeur de Tenochtitlan, que Cortés avait préféré rasé.  

Lors de notre passage, nous avons pu être témoins de l’énorme affluence générée par l’exposition « Ashes and Snow » dans le Musée Nomade du canadien Grégory Colbert, installé au centre de la place. Les milliers de visiteurs en attente de découvrir cette exposition très médiatisée formaient une file sans fin, comme un colimaçon géant.
 
La cathédrale métropolitaine est un exemple de monument en péril. Son inclinaison est due à sa construction sur la zone marécageuse, instable, de l’ancienne île ou se sont installés les mexicas.
 
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Le Palais National est le siège du pouvoir exécutif fédéral: le président de la république et ses ministres y ont leurs bureaux. Il fut construit en 1563 après la conquête espagnole, comme l’atteste son architecture. Le but de cette visite était de découvrir les fresques réalisées entre 1929 et 1951 par le muraliste Diego Rivera (1886-1957). Elles se trouvent dans la galerie qui surplombe le patio et sa fontaine de plus de 300 ans.
 
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Les fresques de Diego Rivera sont de véritables classes d’histoire pour tous. Le caractère pédagogique de ces œuvres, avec la subjectivité de l’artiste, militant communiste, est d’ailleurs aussi important que leur esthétique. Sur un espace réduit, la prouesse fut de réunir de nombreux éléments présentant l’histoire du pays, de l’apogée des civilisations précolombiennes à la Révolution, en passant par la conquête espagnole et la lutte pour l’indépendance.

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Cette fresque illustre la vie traditionnelle des indiens. En haut, la chasse apporte une part importante de l’alimentation, on trouve de l’or dans les cours d’eau et des oiseaux se trouvent dans des cages car ils sont appréciés pour leur chant. En bas et à droite, l’art et l’artisanat sont représentés par le travail de la céramique, l’orfèvrerie, la poterie ou encore la peinture et le dessin. A gauche, les chefs sont parés de vêtements colorés et de riches bijoux et coiffures de plumes, alors qu’un prêtre revêt une peau de jaguar.

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Ce second « mural » représente l’arrivée de Cortés au Mexique et les premiers contacts avec les indiens. Dans le coin supérieur gauche, les bateaux espagnols sont ancrés dans une baie ou ils ont commencé la fondation de la ville de Veracruz. Juste en dessous, les premiers indiens sont convertis au christianisme. Dans le coin supérieur droit, des indiens sont réduits a l’esclavage, pour réaliser de grands travaux auxquels ils n’étaient pas habitués: abattage massif d’arbres, exploitation de mines pour trouver du métal ou utilisation de la charrue. La brutalité des espagnols est aussi illustrée par le marquage au fer rouge d’un indien entravé (dans le coin inférieur droit), ou encore la pendaison des indiens qui se sont rebellés (au centre en haut). En bas, Hernán Cortés est en train de discuter avec un chef indien qui s’est soumis aux espagnols et qui a adopté une partie de leurs habitudes vestimentaires (même s’il a gardé ses chausses traditionnelles). Son teint pâle représente les ravages réalisés par certaines maladies apportées par les conquistadors, pour lesquelles les indiens n’avaient pas de défense immunitaires. Enfin, dans le coin inférieur droit, on voit l’arrivée de certains animaux alors inconnus: âne, porc, mouton, cheval, vache…
 
Mais la fresque la plus impressionnante (276 m² !!), racontant l’épopée du peuple mexicain, se trouve dans l’escalier d’honneur, ou il est strictement interdit de la photographier. Plus d’une centaine de personnage s’y côtoient: l’empereur aztèque Moctezuma Xocoyotzin,  son successeur Cuauhtemoc (qui accéda au pouvoir en 1520, un an avant la prise de Tenochtitlan par les espagnols et leurs alliés), le conquistador Hernán Cortés (1485-1547), le « Père de l’indépendance » Miguel Hidalgo (1753-1811), le héros de la guerre d’indépendance José Maria Morelos (1765-1815), l’homme politique et militaire Porfirio Diaz (1830-1915), l’homme politique Francisco I. Madero (1873-1813), les fameux révolutionnaires Emiliano Zapata (1879-1919) et Francisco Villa (1878-1923), ou encore  Karl Marx (1818-1883), pointant du doigt la direction du progrès social et même l’ épouse de l’artiste, Frida Kahlo (1807-1945), artiste peintre la plus célèbre du Mexique.
Des conquistadors espagnols avec leurs armures invincibles soumettent des indiens sans défense, des ouvriers brandissent des pancartes « Terre et Liberté » avec Emiliano Zapata: les uns à coté des autres, tous ces personnages se retrouvent dans la synthèse de l’idéologie sociale, politique et culturelle de Rivera.
 
En sortant du Palacio Nacional, on regretterait finalement de ne pas pouvoir rester plus longtemps, avec les explications d’un passionné d’art et d’histoire.
par Romain publié dans : Tourisme et culture
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Lundi 25 février 2008

México-Tenochtitlan a été construite sur le lac de Texcoco. Dans le sud de la ville, on trouve encore un lieu formé de canaux et de jardins : Xochimilco (prononcer « Sotchimilco »). Situé à 2200 mètres d’altitude, dans la vallée d’Anahuac, son nom en nahuatl (la langue des aztèques) signifie « jardin de fleurs » et en 1987 il fut inscrit au patrimoine mondial de l’humanité en même temps que le centre historique de México.

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Xochimilco entretenait un intense commerce avec Tenochtitlan, pour la fourniture des produits du maraîchage à la ville-île (maïs, piments, haricots, courges...). Les lopins de terre gagnés sur le lac furent crées en entassant le limon et en consolidant les rives avec les racines d’ahuejotes (arbre typique de la région). Grâce à la richesse du sol, à la présence d’eau en abondance et au climat favorable, il était même possible de réaliser deux ou trois récoltes par an.
 
Le maraîchage représente toujours une part non négligeable de l’activité de cette zone, on y trouve aussi plusieurs pépinières. Mais actuellement, le lieu est surtout connu pour ses agréables promenades en barques (trajineras) pendant lesquelles les touristes peuvent même prendre un déjeuner léger et profiter de la musique jouée par différents petits groupes de différents styles: mariachis, marimba, salterio ou norteño.
 
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Les barques, très colorées, peuvent accueillir une quinzaine de personnes. On en compterait environ 200, réparties entre les neuf embarcadères de la zone. On voit d’ailleurs sur les photos que le trafic est chargé !
 
Xochimilco fut conquise par les espagnols et leurs alliés le 15 avril 1521 puis l’évangélisation fut confiée à des missionnaires franciscains. Le développement de México-Tenochtitlan a peu à peu absorbé Xochimilco. C’est toujours un enjeu d’actualité, car l’afflux de touristes et toute l’activité qui en découle demande encore plus d’efforts de protection de ce parc naturel.
par Romain publié dans : Tourisme et culture
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